[AO]mbre


h1 7/28/2006 11:36:00 PM

Commencé peu avant la semaine en Bretagne, j'ai désormais fini le premier cycle des Princes d'Ambre, de Roger Zelazny. Je vous laisse trouver un résumé décent ailleurs. Mon appréciation: c'est bien. Le style m'a fait tiquer par moments, d'autant plus que le traducteur change d'un des cinq tomes à l'autre. Classé SF, ce n'en est pas complètement, et heureusement ce n'est pas complètement non plus de l'Heroic Fantasy, j'aurais pas aimé.

J'ai aimé la façon avec laquelle on rentre dans l'histoire, en suivant le héros, terrien amnésique, découvrant progressivement la réalité fantastique. Ensuite, l'intrigue est bien conçue, ça complote dans tous les sens, ça rebondit et le suspens est captivant.

L'élément SF, ce sont les univers parallèles, les Ombres, entre lesquelles les personnages principaux savent évoluer. Ils forcent les probabilités pour modifier leur environnement au fur et à mesure de leur voyage, glissant petit à petit d'un monde à l'autre, transformant au détour d'une route de montagne la végétation pour se retrouver quelques lacets plus loin sur un sentier côtier. Ils ne peuvent aller vers ce qu'ils ne connaissent pas, et vont d'autant plus vite d'une ombre à l'autre qu'ils connaissent d'intermédiaires. Tout ça devient trop simple et faux quand on avance dans la série, mais cela m'a séduit et je me suis démandé si l'on pourrait créer un jeu autour de ce principe. Mais que faire quand deux personnages font glisser différemment leur environnement? Tout ça, tout ça.

Pour revenir aux bouquins, après les cinq tomes du cycle de Corwin, j'entame le cycle de Merlin. On m'a dit que c'est lassant, je verrai.

KerCycloTour


h1 7/28/2006 10:38:00 PM

De toute évidence, j'avais besoin de vacances -- cf. mon dernier post par exemple. Pour commencer, je suis parti une semaine à vélo en Bretagne avec Estelle. Bref récit sans photos pour l'instant.

Jour 1. Train annoncé en retard à la gare, nous n'avons pas le temps de démonter les vélos sur le quai. Jouer au mécano dans un couloir de TGV se révèle être assez pénible. Quelques heures plus tard on remonte tout à Brest, et on prend la route, sur des pistes cyclables qui font plaisir. Le camping visé est plein, mais on trouve de la place à celui de Portez. Par rapport à l'Irlande c'est pas cher, et le terrain et les équipements sont tip-top.

Jour 2. On longe toujours la côte vers l'Ouest, en passant par la pointe St Mathieu. On remonte ensuite au Nord en se perdant au passage en essayant de prendre des petites routes. Par la suite on deviendra meilleurs à ce jeu là, ou apprendra à se contenter des départementales, assez calmes finalement. Le trajet se termine très près de la côte, en passant par Porspoder, c'est très joli. Pour la nuit le camping de Landunvez nous accueille. Il fait chaud et le dénivellé pénible se confirme: ça monte et ça descend sans arrêt. Les noms des bleds sont distrayants: Kergollo, Kerdéniel, Kervoulou, Kerourien, etc.

Jour 3. Toujours par les petites routes on rejoint Lampaul-Ploudalmézeau, le mignon St-Pabu puis Lannilis. A ce niveau nous avons le malheur d'emprunter la grosse D13 pour rejoindre Plouguerneau. Nous arrivons stressés et fatigués au Camping de la grève blanche, à St Michel, Plouguerneau. Un office du tourisme sur la route nous a fourni le guide très utile des campingséde Bretagne. Il y en a vraiment beaucoup, ce qui nous a tout du long évité le camping sauvage, auquel la Bretagne semble peu propice. On a sûrement été plutôt chanceux de ne pas trouver trop de campings complets sur la route.

Jour 4. On boucle la boucle d'un coup en redescendant droit au Sud vers Brest. Après avoir longé agréablement l'Aber Wrach, on repasse à Lannilis, Coat Meal, les Trois Curés. Route tranquille. L'entrée dans Brest est pénible, surtout qu'en suivant les panneaux "Brest Ports" on se retrouve embarqués sur une grosse artère et super déportés à l'Est vers Guipavas. La route est soit-disant amménagée pour les vélos: en fait on nous laisse le trottoir dont personne ne voudrait, caillouteux et irréguliers, puis carrément le maigre espace entre la glissière de sécurité et les taillis mal taillés. On descend finalement sur le port pour se consoler avec une bière et embarquer dans la navette pour Camaret. On se fixe au Camping municipal, spacieux sympa et bon marché, pour quatre nuits.

Jour 5. Enfin posés, on se repose ? Non, on part pour une petite boucle vers la pointe des Espagnols. La route est jolie, le point de vue final pas si formidable, mais le tout est carrément sportif. Le soir nous nous offrons un plateau de fruits de mer pour bonne conduite spartiate. C'est cher mais délicieux, il y en a plein, du bon crabe, de belles huitres, miam. Deux ombres: pas de coquillages ce jour-ci, comblés par un excès de langoustines, et un pain moyen en quantité insuffisante. On découvre le lendemain à l'office du tourisme l'existence d'un label de qualité pour les plateaux de fruits de mer qui aurait garanti contre ces deux inconvénients. Deux restaurants du port, à peine plus chers, l'avaient. Le prochain plateau sera encore meilleur!

Jour 6. Notre navette pour Ouessant est annulée, on part vers le Cap de la Chèvre à la place. Encore une fois, de belles côtes, il y en a marre! Mais c'est joli, surtout la plage de l'Ile Vierge qu'Estelle me fait découvrir. Splendide et bien cachée, donc pas trop peuplée.

Jour 7. Mauvais temps annoncé, nous n'avions rien prévu. En fait il fait beau, et on part tester la plage du Veryarch. Courte baignade, petites piqures de vive pour tous les deux. On suit le GR à pied pour aller à Camaret. La navette pour Ouessant n'est toujours pas réparée, on décide de rentrer un jour plus tôt, dès le lendemain. Dîner à la bonne creperie Rocamadour, un rhum intéressant à la rhumerie, et une petite stout au pub d'à côté, à écouter des musiciens probablement trop expérimentaux pour leur public en vacances.

Jour 8. On met les vélos dans le bateau. Arrivés à la gare nous sommes agréablement surpris d'être autorisés à rentrer en avance sur le quai pour démonter les vélos. Mais on nous envoie au bout du train où on ne trouve pas notre voiture. En fait elle était en queue, à l'autre bout. On perd notre avance pour démonter les vélos, ce qui se fait dans l'urgence. Le contrôleur refuse ensuite qu'on les case dans un fourgon vide dont nous avait parlé le conducteur du train. Le fourgon reste vide tandis que nos deux vélos, rejoints par un autre en cours de route, encombre le passage. Nous devons les déplacer dans les gares où le quai est à droite pour laisser les gens circuler. Arrivés à Paris on remonte une dernière fois les vélos, affronte la circulation. Une douce froide plus tard, posés sur un vrai lit, ça va mieux :p

La morale. Le vélo en Bretagne, c'est chouette. Mais pas encore idéal, avec un gros point noir au niveau du train. Apparemment les nouvelles rames en cours de construction devraient être équipées pour transporter des vélos non démontés. Ce serait déja le cas des Thalys, qu'on testera peut-être l'an prochain.

LICS submission


h1 7/04/2006 08:15:00 PM

Dr. Simon, assisted by PhD students David and Andrew recently submitted a paper at the Lazy Idle Computer Scientist 2006 Conference: Balloons considered harmless. Here is a short abstract.

We study the categorical structure of balloons and the container behaviour they get when blown. This structure implies some simple observations, which however haven't been explored yet as far as we know: ballons can be nested in several ways. See below the representation of f(g,h) and the triple nesting f(g(h)) -- a spectacular performance by Dr. Simon.




Then we point out that the notion of blowing a balloon is self-dual, as demonstrated on the picture of Andrew "blowing" a balloon from the outside, and can be generalized smoothly to the filling of a balloon with anything, as demonstrated by Andrew blowing ballons with his crazy ideas.




More trivial uses of the balloons-as-containers paradigm include storage of useful items, like whiteout, money, water, ice tea cans, mobile phones, pens, and so on -- we let the reader guess in which balloon is which item.




More serious applications shall be explored. For example a balloon can be used as a security device allowing one to know that nobody has used his mouse -- however, some details need to be worked out as limited interactions with the mouse are still possible.



Another interesting application is the levitation of balloons. By embedding an magnetic device instead of the usual Helium in a balloon, we've been able to have it fly. Two efficient techniques to initiate the process have been developped. This involves a new theory of which the basic principles and properties are sketched below.