En voyage


h1 5/15/2006 04:41:00 AM

Finalement j'abandonne l'idée de trouver un adaptateur SDCard-USB ou une carte wifi pour mon Palm, et je recopie simplement la tartine écrite dans l'avion..

L'aventure commence plus tôt que prévu, dès l'enregistrement à l'aéroport Charles de Gaulle. Je signale que je n'ai pas de visa, étant un simple visiteur de courte durée. L'hôtesse sait que cela suppose aussi que mon passeport ait été émis dans le bon intervalle de temps, mais ne se souvient pas des conditions. De mon côté pas de panique, j'ai vérifié sur le site de l'ambassade et auprès de l'agence de voyage de l'INRIA: il n'est ni trop vieux pour ne pas être optique, ni trop récent pour devoir être biométrique -- ce qui est encore impossible en France de toute façon. L'hôtesse demande à sa chef, qui appelle quelque, qui sait pas. On appelle ensuite la police. Verdict de la PAF: il me faut un visa, je ne peux donc pas embarquer. Je l'ai quand même un peu mauvaise et j'insiste pour qu'ils vérifient, je suis sûr de mon coup, je peux pas sortir un visa de mon chapeau, l'INRIA va l'avoir mauvaise, etc. Coup de bol la police répond plus et un pilote de passage souffle à mon interlocutrice d'aller demander au guichet d'United Airlines. Après poireautage, on m'annonce enfin que je suis en règle. Sans blague. Je procède à l'enregistrement bon dernier. Comment les hôtesses ET les flics peuvent ne pas savoir ce genre de truc, je sais pas..

Je finis les formalités pas particulièrement joyeux, j'ai pas droit à beaucoup d'excuses ou de sourires. Le plus sympa dans l'affaire ça reste le mec qui m'a fouillé, me signifiant d'une mimique que j'avais beau faire sonner la porte, il ferait pas de zèle.

Dans l'avion je commence la lecture de "Da Vinci Code". Je ne trouve pas ça foudroyant niveau suspens, mais ça reste assez efficace. L'intrigue générale est sympa. Dans les détails, c'est agaçant, l'auteur nous propose son interprétation de mythomane du sens de.. tout. C'est douteux au possible, et souvent déja vu. En plus, c'est pas super bien écrit, remplit à coups de platitudes ridicules. J'en dirais pas plus, ça m'a occupé un long trajet d'avion pendant lequel j'aurais pas pu faire grand chose de plus intelligent, et ça ne vaut pas mieux que ça. Le traducteur écrit "bitte" avec deux "t" et ne se trompe peut-être pas, finalement. Faut que je vérifie, ça me bouleverse. Par contre je relève un "acquiT de conscience" bien moche et une traduction un peu trop litérale de climbing: "Avez vous déja escaladé la tour Eiffel ?"

J'ai ensuite changé d'avion après une escale courte à Reykjavik. Malheureusement c'est encore un petit Boeing, assez bruyant donc. Mais le détour par l'Islande vaut le coup. Déja ça coupe le voyage en deux parties de longueur raisonnable. Surtout la vue est impressionante. Le morceau d'Islande que j'ai vu est super aride. Une terre sombre et sèche, de grandes fissures.. sans exagérer, on dirait une bouse de vache géante, séchée et bien plate. Une route et quelques groupes de batiments sur la côte. On doit pas rigoler tous les jours ici, et on doit s'inquiéter de la montée du niveau des océans.

Bon, ça n'est qu'un petit morceau de l'Islance. D'ailleurs en repartant je vois au loin une chaîne de montagnes plutôt imposante. Et surtout, peu après, la banquise ! Plutôt un troupeau avancé d'icebergs pour être honnête. Mais tout de même énormes, à en juger par notre altitude. On croirait presque des nuages, mais c'est bien de la glace.. Iki ikii kik !!! Par la suite j'ai droit à une étonnante variété de mélanges de glace, terre sombre et océan. On survole le Groenland, en fait.

Arrivé à Minneapolis j'ai eu droit à la mythique procédure d'admission aux US. Questionnaire: suis-je un terroriste ? anarchiste ? ai-je collaboré avec les nazis ? Non Monsieur, rien de tout ça. Très bien. Pourquoi je viens aux US ? Je suis thésard en informatique, en visite à l'Université du Minnesota, aux frais de l'INRIA. Bizarrement, ils trouvent ça plus douteux. Il trouvent bizarre que je vende pas de logiciel et ne sollicite aucun financement de la part des US. Ils me le demandent trois fois, et font aussi mine de vérifier que j'étudie bien l'informatique, mais sont vite perdus dans mes explications sur la logique, la vérification de spécifications formelles.. Finalement, je leur propose de demander confirmation au thésard américain qui m'attend à la sortie, ce qui me sauve. Après une attente pas si courte (pendant laquelle les douaniers se demandent s'ils peuvent pas trouver un "crazy test" à me faire passer pour vérifier que suis bien un thésard) on me file mon visa de simple visiteur, après avoir relevé mes empreintes digitales et pris ma photo.

La suite est beaucoup plus monotone. Des voitures partout, hôtel moyen, énorme petit dej à coups de donuts, café dilué à mort, les rues ressemblent à ce qu'on imagine des rues américaines, la nuit les flics et les pompiers jouent avec leur sirène, ya pas beaucoup de restos ou de magasins de bouffe potable dans le coin, on me conseille d'y filer au moins 15% en pourboire aux pauvres serveurs esclavagisés, il y a une bible sur la table de ma chambre d'hôtel... Voila. Peu de compagnie le soir, pour l'instant en tout cas, mais il y a le wifi dans ma chambre :p

Dans la suite de mes aventures, j'essaierai de visiter le plus grand supermarché des Etats Unis, de trouver les transports en commun dans cette grande ville, et surtout d'acheter des fruits.

3 commentaires:

  • rassure toi, bite au sens où tu l'emploies s'écrit bien bite. bitte c'est la bitte d'amarrage...

    Par Anonymous tchii, Ã 15/5/06 15:47  

  • Aaah ça me paraissait louche! Quel bleu ce traducteur..

    Par Blogger mrpingouin, Ã 15/5/06 15:50  

  • erratum
    voir le glossaire de: http://cypherpress.com/books/manueldecivilite/
    ou alors ils ont fait une faute aussi? ca doit etre une orthographe ancienne...

    Par Anonymous tchii, Ã 6/7/06 18:42  

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